Un templier au 21e siècle

Publié le par Chrestien de Troyes

Bonjour,

C’est toujours votre dévoué Chrestien, qui pianote sur ce drôle de piano appelé ordinateur pour vous donner de mes nouvelles.

Votre époque me surprendra toujours, notamment l’affirmation de Umberto Eco selon laquelle on peut savoir si quelqu’un est fou s’il se met soudain à délirer sur des hypothèses farfelues à propos de l’Ordre des Templiers.

Or, je dois être vraiment fou, car j’ai vécu réellement la naissance de cet Ordre, ses relations étroites avec Godefroy de Bouillon et la ville de Troyes. Saviez-vous que Hugues de Payens,  le premier Grand Maître de l’Ordre et ses huit premiers compagnons étaient tous originaires de la ville de Troyes ? Qu’ils étaient mes amis et qu’ils étaient également liés par des liens familiaux avec Bernard de Clairvaux, encore un familier de la ville de Troyes ?


Je vous révèle, dans « Le Onzième templier », à paraître en novembre, comment ils en vinrent à fonder l’Ordre des Templiers mais surtout, quelle était leur véritable quête. Au risque de réellement vous surprendre.  

Comme la sortie de mon livre est proche, je n’ai pu m’empêcher de parcourir les lignes d’un autre livre récent sur les derniers templiers, ceux qui purent s’échapper in extremis de Terre Sainte, puis la fin de Jacques de Molay, le dernier Grand Maître, assassiné par Philippe Le Bel à Paris, à la recherche de ce même trésor. On y parle même d’un « encodeur » qui aurait permis aux templiers de transférer des messages secrets et des lettres de changes d’une de leur forteresse à l’autre, devenant parmi les premiers banquiers de l’Histoire, parallèlement aux marchands juifs.

Ce qui me rapproche de ce livre récent sur les derniers templiers, est le parallèle de leur irruption au 21e siècle, comme jaillissant d’un portail spatio-temporel digne de la « Porte des Etoiles (Stargate) » ou « des Visiteurs ». Votre serviteur, ancien templier, se retrouve également projeté à votre époque, avec beaucoup de déconcertance.

Pour ma part, je partage ce goût du mystère et de l’étrange et ceux d’entre vous qui seront mes lecteurs ne seront pas déçus par l’intrigue, tant amoureuse, que « policière », à la recherche de ce Graal mythique que tant d’aventuriers ont cherché à retrouver.

Je revois les visages de Hugues de Payens et de mes compagnons dans cette aventure fantastique que nous avons vécue, dans cette chevauchée sans fin au travers de pays mystérieux et étranges, ces combats épiques et tumultueux où nous épées tranchaient les têtes sans états d’âmes, ces cris de douleur résonnant dans ma tête, encore et encore….

Mais nous avions bien fini par le trouver, ce Graal qui vous intrigue tant que vous en faîtes le sujet principal de la plupart de vos jeux vidéos, où la perpétuelle quête de cet objet miraculeux est souvent l’épine dorsale du scénario des jeux. Je ne peux pourtant vous en dire plus à ce sujet aujourd’hui. Le Graal serait-il en danger du fait de ma révélation ? Peut-être. Mais le temps est venu de révéler au grand jour ce qu’il est et où il se trouve, car le monde doit savoir.

Vous devez aussi apprendre dans quelles conditions réelles se sont déroulées les croisades, car vous n’avez eu jusqu’à présent qu’une version édulcorée, ne tenant compte que du point de vue d’une partie des protagonistes, tandis que de nombreux et différents peuples et religions eurent à y être confrontés.

 

Mais, ça y est, je  vous dévoile encore un peu plus le livre, celui d’une passion amoureuse réprouvée par la morale de mon époque, entre mes deux meilleurs amis, Godefroy et Missiya, la perte de la plupart des êtres qui m’étaient chers à Troyes, avant le fameux appel de Clermont appelant à la croisade, lancé par le pape Urbain II, et  surtout, tout le parfum de mystère entourant les premiers templiers que j’ai côtoyé comme compagnons d’étude et de lutte.

Qu’est-ce que nous cherchions à retrouver ? Pourquoi Godefroy, puis son frère Baudouin nous laissèrent t’ils fouiller en toute tranquillité le Mont du Temple, pendant neuf années après la prise de Jérusalem ? Ils étaient autant concernés que nous par les découvertes que nous y fîmes et cela devait d’ailleurs rejaillir sur le royaume croisé de Jérusalem.

Lors de notre prochaine rencontre, je ne manquerais pas de vous parler de la façon dont nous avons vécu l’irruption de la croisade à Troyes.

 

Amitiés

Votre dévoué Chrestien.
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Publié dans leonziemetemplier

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